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Posté par Webmestre le 12/3/2006 22:14:28 (932 lectures)

Appel à cotisation 2006

La première année de notre association s’achève.
La période d’écriture, de dépôt des statuts a été très longue et laborieuse… Les guichets de la Préfecture n’ont presque plus de secrets pour nous !
Pendant cette année, deux antennes régionales de PDM se sont organisées : celle d’Ile de France et celle de Toulouse. D’autres réunions d’information ont eu lieu mais n’ont pas encore abouti à la création d’antennes.
Une Antenne en Algérie est sur le point de se formaliser.
Chaque antenne s’organise de façon autonome et invente ses interventions en fonction des membres qui la compose ainsi que des opportunités locales.
L’antenne de Midi-Pyrénées a mis en place l’accompagnement et une formation des intervenants de la Croix Rouge locale ainsi qu’un plan d’intervention d’urgence à l’aéroport de Blagnac. Cette antenne prépare également en partenariat avec une association toulousaine, une intervention pour les réfugiés togolais au Ghana.
Une première mission a été effectuée du 18 février au 4 mars dans les camps de réfugiés au Ghana.
En Ile de France, les membres de PDM ont réfléchi aux valeurs qui nous animent et nous réunissent : une Charte est en préparation. Un appui méthodologique de préparation au départ a été testé sur des collègues en route pour le Cambodge. D’autre part, nous avons été sollicités par une association intervenant en Arménie pour soutenir les psychologues arméniens qui interviennent dans cette ONG. Les Franciliens réfléchissent à la mise en place d’une intervention sur Paris ou la banlieue. La recherche de subvention étant une activité vitale, deux collègues vont se former à la constitution de dossiers.

Nous espérons que ce rapide panorama vous convaincra de poursuivre votre collaboration à Psychologues du Monde. Qu’il s’agisse d’une participation active ou simplement d’un soutien épisodique, vous êtes le bienvenu !
L’adhésion est maintenue au même tarif que l’année précédente

Cordialement à tous,

G. Lacanal

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Posté par Webmestre le 24/1/2006 0:06:42 (668 lectures)

Psychologues du Monde Association TOuLouse Lome Solidarité

24 avril 2005 : élection présidentielle au Togo suite au décès du Général Gnassingbé Eyadéma .
Le Togo est en état de siège, coupé du monde : communications interrompues ; frontières fermées ; les bureaux de vote assiégés par les militaires qui dérobent ou détruisent des urnes sous le regard des télévisions internationales. L’opposition est exclue des opérations de dépouillement.

26 avril 2005 : proclamation des résultats de la présidentielle, victoire de Faure Gnassingbé, fils du défunt président Eyadéma.
Contestation du peuple togolais
Plusieurs jours de lutte dans de nombreuses villes du pays, militaires et miliciens terrorisent les habitants, raflent les partisans de l’opposition : des centaines de morts, des milliers de réfugiés dans les pays voisins.

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Posté par Webmestre le 24/1/2006 0:04:29 (764 lectures)

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS

Source : extraits du rapport de l’ONU remis le 29 août 2005 par la mission (déployée au Togo du 13 au 24 juin 2005) d’établissement des faits chargée de faire la lumière sur les violences et les allégations de violations des droits de l’homme survenues au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril 2005


 Le 5 février 2005, le décès du Président du Togo, M. Gnassingbé Eyadéma est annoncé par le Premier ministre, M. Koffi Sama qui a également annoncé la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes. En début de soirée, par un communiqué, les Forces Armées Togolaises (FAT) constatent « la vacance totale du pouvoir », le Président de l’Assemblée nationale étant absent du territoire national. Pour ne pas laisser perdurer cette situation, les FAT ont décidé de confier le pouvoir à M. Faure Gnassingbé à partir de ce jour.
Cette décision a été prise au moment où M. Fambaré Natchaba Ouattara, Président de l’Assemblée nationale, successeur provisoire selon la constitution en cas de vacance de la Présidence de la République, était en route de retour vers le Togo d’une visite officielle à l’étranger. Le vol régulier qui le transportait au même moment est détourné sur Cotonou, capitale du Bénin, du fait de la fermeture des frontières.

La décision de l’Armée Togolaise de désigner M. Faure Gnassingbé pour succéder à son père a été vivement et immédiatement condamnée sur le plan international par l’Union africaine (UA), la Commission de l’Union africaine, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que l’Union Européenne (UE). Toutes ces organisations ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies ont demandé le strict respect de la constitution. Au niveau national, les partis de l’opposition ont demandé le retour à la légalité constitutionnelle avec la mise en place « d’une transition consensuelle », devant déboucher sur des élections présidentielles et législatives sous l’égide de la Communauté internationale. Le 9 février 2005, le Conseil permanent de la Francophonie a décidé de suspendre la participation des représentants du Togo aux instances de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et la suspension de la coopération multilatérale francophone. Dès le 19 février 2005, la CEDEAO a suspendu le Togo de l’organisation, a rappelé ses représentants en poste à Lomé et a imposé une interdiction de voyage contre les dirigeants togolais.

 Le 6 février 2005, l’opposition critiquant les arrangements constitutionnels légitimant la décision de l’Armée de désigner Faure Gnassingbé comme Président par intérim annonce sa volonté de contester cette décision par des manifestations pacifiques. Le Ministre de l’Intérieur interdit toutes les manifestations publiques sur la base du deuil national de deux mois décrété par le gouvernement pour « honorer la mémoire du Président défunt ».

Malgré un grand nombre d’appels au retour à l’ordre constitutionnel, M. Faure Gnassingbé a été officiellement investi comme nouveau Président du Togo, le 7 février 2005.

 Dès le 7 février 2005, des manifestations pacifiques et des journées villes mortes ont eu lieu de manière improvisée à Lomé et dans les autres grandes villes du pays. Ces manifestations ont fait l’objet de répressions par les forces de sécurité.

Le 9 février 2005, le nouveau Président a prononcé son premier message à la nation en soulignant son attachement à l’exécution des vingt deux (22) engagements pris le 14 avril 2004 avec l’Union européenne, et sa volonté d’organiser des élections. Il a également décidé de libérer près de 412 détenus de droit commun.

Le 12 février 2005, les six partis de l’opposition dite radicale ont organisé leur première manifestation pour exiger le retour à l’ordre constitutionnel. Près de quatre personnes auraient été tuées au cours des manifestations du 12 et du 13 février 2005.

Préoccupée par la crise au Togo et son impact sur la démocratie dans la sous région, la CEDEAO a multiplié des actions pour un retour à la légalité constitutionnelle. Une délégation de la CEDEAO conduite par Mme Aïchatou Mindaoudou, Ministre des Affaires étrangères du Niger a été reçue par M. Faure Gnassingbé et le Premier ministre Koffi Sama, avant le début de la cérémonie d’investiture. Un sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la stabilité et la paix au Togo a été convoqué dés le 19 février 2005, à Niamey.

Grâce aux médiations de la CEDEAO et de l’Union africaine, l’Assemblée nationale togolaise a révisé la Constitution le 21 février 2005, pour revenir à l’ancien texte prévoyant l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours. Un nouveau contentieux s’est alors ouvert sur la date de l’élection présidentielle.

 A la suite de la pression de la communauté internationale, Monsieur Faure Gnassingbé démissionne le 25 février 2005. Monsieur Abass Bonfoh, Premier vice-Président de l’Assemblée nationale est désigné Président de la République par intérim du Togo.
Dans le cadre du processus électoral, Monsieur Faure Gnassingbé a été choisi comme candidat du Rassemblement du Peuple Togolais. Monsieur Emmanuel Akitani Bob a été désigné comme candidat de l’opposition dite radicale. Cette coalition regroupe six partis notamment le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), l’Union des Forces de Changement (UFC), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) et l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-Togo). Deux autres candidats se sont présentés à l’élection, notamment Monsieur Harry Olympio, Président du Rassemblement pour le soutien de la démocratie et du développement et Monsieur Nicolas Lawson, leader du Parti du renouveau et de la rédemption.

 Le 27 février 2005, une marche organisée par des organisations de femmes réclamant le retour à l’ordre constitutionnel s’est terminée par des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants. Le lendemain, cinq corps, dont celui d’un enfant âgé d’une dizaine d’années, ont été retrouvés dans la Lagune de Bè, quartier de Lomé réputé hostile au régime en place.

 Le 28 février 2005, une délégation de haut niveau de la CEDEAO composé du Président en exercice de la CEDEAO, M. Mamadou Tandja, Président du Niger, M. Amadou Toumani Touré, Président du Mali, et le Sénateur Lawan Gana Guba, Ministre de l’Intégration et de la Coopération en Afrique de la République Fédérale du Nigeria, représentant le Président Olusegun Obasanjo a effectué une visite de travail au Togo. La délégation s’est entretenue avec M. Abass Bonfoh, Président de la République par intérim du Togo, le Ministre de l’Intérieur ainsi que le Chef d’Etat-Major des Forces Armées du Togo (FAT). Elle a « réaffirmé à tous les acteurs politiques togolais, les objectifs de la CEDEAO, principalement, le respect de la légalité constitutionnelle, la nécessité d’organiser des élections transparentes, libres, et justes dans les soixante jours, comme prescrit par la Constitution du Togo et la nécessité du respect des libertés civiles, le maintien de la paix et de la sécurité pour tous les togolais au cours de la période intérimaire ». Cette rencontre a abouti à un accord entre le gouvernement et l’opposition sur les points de divergence concernant l’élection, et a permis de jeter des bases pour créer les conditions de la tenue d’une élection crédible. Sous l’angle des droits de l’homme, les conditions suivantes ont été soulignées : « la nécessité de garantir à tous les acteurs politiques, leur liberté de circulation sur l’ensemble du territoire national; la nécessité de garantir et de renforcer les libertés civiles fondamentales ; la nécessité pour tous le acteurs politiques et leurs sympathisants, de s’abstenir de tout discours de haine, et d’éviter de commettre des violences, la nécessité pour l’Administration, les Forces de Sécurité publique et de toutes les Institutions de la République d’être impartiales et d’observer une stricte neutralité ; l’accès équitable aux médias de service public pour tous les partis politiques … ». Au cours de cette rencontre, la CEDEAO a nommé Monsieur Mai Manga Boukar comme envoyé Spécial de la CEDEAO auprès du Togo pour suivre les préparatifs de l’élection présidentielle. Par ailleurs, la CEDEAO a également décidé de fournir au Ministère de l’Intérieur du Togo, trois experts électoraux du Bénin, du Niger et du Mali pour apporter une assistance au processus électoral. Près de 150 observateurs régionaux ont été ultérieurement déployés au Togo dans le cadre du processus électoral.

La coalition de l’opposition a par voie de communiqué de presse en date du 5 avril 2005, appelé « les populations togolaises à défendre leur droit à la liberté et à la démocratie en manifestant massivement sur toute l’étendue du territoire pour exiger la reprise du processus de révision des listes électorales et le report de la date du scrutin présidentiel, à compter du 6 avril 2005 jusqu’à l’obtention de leurs exigences ». La coalition a aussi demandé « aux populations togolaises de rester plus que jamais mobilisées et vigilantes jusqu’à la victoire finale ».

 Les radios lumières, Nana FM, Kanal FM, Nostalgie, Carré Jeunes, la RTZ (radio télévision Zion) et TV7 ont été fermées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Il leur aurait été reproché de ne pas avoir acquitté le paiement de leur redevance annuelle, et d’inciter à la haine et au tribalisme.
Le 15 avril 2005, la HAAC a interdit aux radios privées de couvrir la campagne électorale.
De violents affrontements ont eu lieu le 16 avril 2005, dans les rues de Lomé entre les militants du RPT et ceux de la coalition. Près d’une cinquantaine de blessés ont été officiellement recensés par les services de l’Etat.

 Dans la nuit du 21 au 22 avril 2005, Monsieur François Boko, Ministre de l’Intérieur en charge de l’organisation de l’élection présidentielle a démissionné. Au cours d’une conférence de presse, il a demandé que l’élection soit reportée en raison du climat politique délétère dans lequel s’est déroulée la campagne électorale émaillée de violences et de la menace d’une guerre civile. Il a notamment souligné les faits suivants justifiant sa décision: les discours violents et acerbes de certains leaders politiques relayés par des militants, les arrestations d’hommes politiques, les menaces sur les dirigeants et les responsables des Eglises, les pressions et les menaces qu’il aurait personnellement reçues ainsi que ses proches, la campagne prise en otage par les militants des deux principales formations politiques, affirmant leur ferme volonté d’en découdre avec des moyens illégaux, les menaces exercées par les militants des partis sur les militants des partis adverses, le phénomène de milices armées de fusils de chasse faisant des descentes dans les quartiers ou accompagnant des cortèges et tirant sur les militants adverses, et le regain du discours tribal, régionaliste et xénophobe. Lors de sa conférence de presse, il a suggéré que des mécanismes soient mis en place notamment une transition d’un à deux ans pour réconcilier le pays, une commission chargée de proposer au gouvernement un avant projet de loi fondamentale pour bâtir et consolider la démocratie et une commission chargée de réconcilier le pays avec l’armée. Enfin, il a préconisé qu’une amnistie générale soit accordée pour permettre le retour de tous les togolais vivant en exil. A la suite de cette conférence de presse, le ministre a du se réfugier à l’Ambassade d’Allemagne et s’exiler ensuite en Europe. L’action du ministre a été qualifiée d’irresponsable par le pouvoir.


 Le 24 avril, jour des élections, les partis d’opposition ont signalé de nombreux faits de violations du droit de vote, d’obstructions à la présence des partis d’opposition dans les bureaux de vote et d’agressions physiques contre des militants de l’opposition. Les télévisions internationales ont montré des images de militaires enlevant de force des urnes de bureaux de vote.

 Le 25 avril 2005, le Président de la République Fédérale du Nigeria, Olusegun Obasanjo a organisé à Abuja une réunion de conciliation entre M. Faure Gnassingbé et M. Gil - Christ Olympio, à l’issue de laquelle il a présenté un projet de texte de mémorandum relatif entre autres à la période de transition au gouvernement d’union nationale, à la réforme de l’armée, à la révision de la constitution etc…. Ce projet de texte n’a pas fait l’objet d’un accord formel.

 Le 26 avril 2005, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proclamé le résultat provisoire de l’élection qui a donné Monsieur Faure Gnassingbé, candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), vainqueur avec 60,2% des votes contre 38,2% au candidat de la coalition de l’opposition, Monsieur Akitani Bob. Il est à noter que le RPT et la Coalition de l’opposition se sont accusés mutuellement de fraudes. La proclamation des résultats a constitué le début du déclenchement des plus graves violences politiques et des violations systématiques des droits de l’homme. Les sympathisants et les militants de l’opposition ont contesté la validité des résultats par des manifestations dans les rues de Lomé et d’autres régions. Les forces de l’ordre en coordination avec des militants du parti au pouvoir, le RPT, ont déclenché des actions de riposte d’une grande violence. Toutes ces manifestations ont débouché, de toute la crise sur le plus grand nombre de victimes et de destructions de biens et de propriétés. A Lomé, dans les quartiers de Bé, d’Adakpamé et de Dékon, des militaires ont été malmenés et se sont faits subtiliser des armes à feu. De violentes manifestations se sont également produites dans d’autres villes notamment à Atakpamé, à Aného, à Kpalimé, à Mango, à Sokodé et à Tsévié. Ces violences sont à l’origine des déplacements importants de personnes dans le pays ainsi qu’un afflux massif de réfugiés au Ghana et au Bénin.

La CEDEAO a indiqué que le « scrutin a globalement répondu aux critères et aux principes universellement admis en matière d’élection ».

Monsieur Faure Gnassingbé a proposé à l’opposition de former un gouvernement d’union nationale. Cette proposition n’a pas été acceptée par l’opposition divisée. Face à ce blocage, la CEDEAO a dépêché une mission à Lomé, pour rapprocher les positions des parties en crise. L’opposition aurait déclaré être prête à étudier une participation au gouvernement d’union nationale à condition que la protection de la population civile soit assurée et qu’une structure pour faire la lumière sur les résultats du scrutin du 24 avril 2005 soit mise en place.

De nouveaux affrontements se sont déroulés du 28 au 29 avril 2005, à Lomé et à l’intérieur du pays faisant de nombreux morts et blessés. Pendant cette période, les communautés étrangères ont fait l’objet de nombreuses agressions. Des actes de pillages et de vandalisme ont aussi été perpétrés. Huit ressortissants maliens ont été brûlés vifs. Quatre ressortissants du Niger ont été tués. Dans la nuit du 28 au 29 avril 2005, le centre culturel allemand a été pillé et incendié par des individus armés et cagoulés.

 Le 2 mai 2005, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats de l’élection présidentielle et a déclaré Monsieur Faure Gnassingbé, Président de la République.

Le 4 mai 2005, Monsieur Faure Gnassingbé a prêté serment comme nouveau Président du Togo devant la Cour constitutionnelle.

Dès le 5 mai, des appels concordants soutenant les efforts de la CEDEAO ont été lancés par de nombreux pays et organisations régionales et internationales exhortant les principales formations politiques du Togo à entamer le dialogue en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Suite à l’échec d’une tentative de formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité de l’opposition dite radicale, le Président de la République a nommé le 8 juin 2005, M. Edem Kodjo comme Premier ministre.

Le 20 Juin 2005 un Gouvernement d’Union Nationale a été constitué. Il est caractérisé par une présence forte de personnalités du RPT, l’attribution à M. Kpatcha Gnassingbé du poste de ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la défense et des anciens cambattants, l’attribution de la sécurité à une personnalité de l’armée, le Colonel Pitalounani Laokpessi, l’attribution du poste des Affaires étrangères et de l’intégration africaine à une personnalité de l’opposition dite modérée, M. Zarifou Ayeva et celui de la justice à une personnalité de l’opposition dite radicale, M. Tchessa Abi.





Posté par Webmestre le 11/1/2006 23:42:27 (975 lectures)

LETOGOLAIS.COM - 08/07/2005

Togo: Témoignage sur les conditions de vie des réfugiés togolais au Ghana
Par Myriam COLLADO *

Je travaille dans une association française d’aide au développement au Togo. Suite aux troubles politiques au Togo liés aux résultats de l’élection présidentielle du 26 avril 2005, les togolais avec qui nous travaillons sont depuis le 30 avril réfugiés dans un camp au sud de la région Volta. Depuis cette date, les informations du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) ont fait état de plus de 15 000 réfugiés togolais au Ghana sans donner aucune précision sur l'existence de camps de réfugiés dans ce pays.

Je me suis rendue au Ghana du 12 au 22 juin 2005 pour rendre visite à nos amis réfugiés et leur apporter des médicaments qu'ils avaient réclamé (après être entrée en relation avec l’association Pharmacie Humanitaire Internationale). Je vous écris aujourd'hui pour vous donner un témoignage de ce que j'ai pu constater durant mon séjour.

Jusqu'à présent les réfugiés n'avaient pas accès à l'eau potable qu'ils sont obligés d'acheter et la nourriture qui leur est distribuée est insuffisante qualitativement et quantitativement. Dès le début, nous leur avons envoyé de l'argent pour les aider à subsister et nous continuons à le faire. Cet argent leur sert à se nourrir, à acheter de l'eau et du charbon pour faire la cuisine. Cependant les conditions de vie matérielles et sanitaires de ce groupe de réfugiés restent préoccupantes pour le moment et je peux confirmer la gravité de la situation pour l'avoir vue de mes propres yeux.

Lorsque des réfugiés tombent malades, ils prennent eux même l'initiative de se rendre dans un hôpital situé à plus de 10 km : cependant, ils sont obligés de payer les transports en commun pour accéder à l'hôpital et souvent, ne pouvant prouver leur statut de réfugiés, le personnel hospitalier les renvoie sans les recevoir en consultation ou alors les reçoit à condition qu'ils puissent payer les frais médicaux. Cette situation est inacceptable pour des personnes qui, obligées de fuir leur pays, n'ont bien entendu aucuns moyens financiers !
Je sais que le gouvernement ghanéen a nié la présence des réfugiés togolais sur son sol. Cette attitude s'est traduite depuis lors par une indifférence totale aux milliers de Togolais qui sont laissés à leur propre sort. J'ai aussi compris, compte tenu de l'attitude des autorités ghanéennes, que les moyens d'action du HCR ont été limités.

Ainsi, aucune structure correcte n'a été mise en place ni pour accueillir les réfugiés ni pour améliorer leurs conditions de vie. Tous les jours on assiste à des décès de femmes en couche, de personnes âgées exténuées par la faim, et de cas de maladies, des plus bénignes aux plus graves. Et tous ces enfants, ces jeunes dont la scolarité importe peu et laisse tout le monde indifférent !
Sans compter l'assistance psychologique que les réfugiés réclament en vain depuis 2 mois et qui leur serait pourtant très utile compte tenu de ce qu'ils ont vécu avant d’arriver là !

Nous ne comprenons pas les raisons qui justifient ce mépris avec lequel la communauté internationale traite les Togolais.
Les réfugiés togolais ne demandent pas au Président Kufuor et à son gouvernement de les considérer comme des frères en désespoir, mais tout simplement de leur reconnaître leur statut d'hommes.
Pourquoi l'ONU tarde à prendre ses responsabilité devant le drame que vivent en silence les réfugiés togolais au Ghana. Sa commission d'enquête présente au Togo, devrait faire un tour à SATSIMADJA, à PENYI, à HOHOE, et autres, pour mesurer l'ampleur de l'injustice que vivent les réfugiés.

Pourquoi le HCR ne parvient pas à octroyer à tous leur statut de réfugiés et faire en sorte que les droits afférents à ce statut soient effectifs ?
Comment se fait-il que le HCR ne réussisse pas à faire pression sur le gouvernement Kufuor afin que les Togolais en détresse et exilés au Ghana puissent être sauvés ?

J'étais présente dans le camp de réfugiés le 20 juin 2005, journée internationale des réfugiés. Ce groupe de réfugiés avait adressé au personnel du HCR une liste de questions que je les avais aidé à formuler. Les employés du HCR les ont informé, ce jour là, que des actions concernant une meilleure prise en charge avaient démarré au nord de la région Volta et devaient s'étendre au sud (dans leur zone), que le HCR était toujours en cours de négociation avec les autorités ghanéennes au sud . Il leur avait été également précisé que les rations alimentaires seraient améliorées d'un point de vue nutritionnel dès la semaine suivante (semaine du 27 juin).
Or depuis que je suis partie, notre partenaire togolais nous a contacté par téléphone portable et par mail pour nous informer que rien de plus n'avait été fait concernant l’amélioration de la ration alimentaire et surtout que les réfugiés n'ont revu aucune personne du HCR depuis le 20 juin. Du coup, les réfugiés recommencent à s'inquiéter et craignent que les explications rassurantes qui leur avaient été données le 20 juin ne soient pas suivies d'effets.

Voici un article que j'ai trouvé tout récemment sur le site du HCR

Togo: Over 3,000 fled to Benin and Ghana in June

This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Ron Redmond – to whom quoted text may be attributed – at the press briefing, on 1 July 2005, at the Palais des Nations in Geneva. The total number of refugees from Togo who have fled to neighbouring Benin and Ghana has reached 38,492, compared to 35,012 at the end of May. This total includes 23,221 refugees in Benin and 15,500 refugees in Ghana.

In Ghana, where virtually all refugees are staying with host families, UNHCR and its partners are continuing to provide targeted material assistance to refugees and their host families and communities to ensure this situation is sustainable. In the Aflao area, adjacent to Togo's capital, Lomé, and where the majority of refugees crossed into Ghana, UNHCR and local authorities are preparing to carry out a house-to-house survey from 7-9 July to verify exact numbers of refugees in the area and their needs.

Story date: 1 July 2005
UNHCR Briefing Notes


Que signifie concrêtement l'étude qui va être menée du 7 au 9 juillet par les soins du HCR pour l'amélioration des conditions de vie des réfugiés ?
Le HCR envisage t-il la mise en place de solutions durables telles que :
- l'organisation d'activités génératrices de revenus ?
- la formation des réfugiés pour l'apprentissage d'un métier ?
- l'installation de dispensaires accompagnées de formations des réfugiés pour s'en occuper ?
- l’octroi de terres à cultiver pour que les réfugiés atteignent l'auto suffisance alimentaire ?
- l'installation de salles de classes (avec le matériel nécessaire) pour que les enfants reprennent leur scolarité (comme celà a été mis en place par l'UNICEF au Bénin). A ce sujet, il y a dans le groupe des réfugiés de Penyi un directeur d'école à la retraite, ancien enseignant, un professeur de collège et d'autres personnes compétentes qui pourraient prendre en charge l'éducation des enfants si on leur donnait les moyens de le faire

Bref le HCR envisage-t-il de faire ce pour quoi il a été créé ?
J'ai été particulièrement choquée par ce que j'ai vu dans les camps et par la façon dont certains membres ghanéens du HCR traitent les réfugiés. Je les ai vu se rendre dans le camp de réfugiés, rester dans leurs voitures (de gros 4/4 flambants neufs) et faire appeler les délégués des réfugiés pour leur transmettre des informations puis repartir sans se donner la peine de prendre des nouvelles ou d’évaluer les besoins.

Les réfugiés que j’ai rencontrés m’ont tous fait part de leur ferme intention de ne pas retourner au Togo malgré les difficultés qu’ils rencontrent au Ghana.

Je vous ai écrit en espérant que vous pourrez publier mon témoignage car j’ai pensé qu’il était de mon devoir d’informer les médias, et ainsi l’opinion publique, du sort que subissent en silence et dans l’indifférence la plus totale les milliers de réfugiés togolais au Ghana. A l'heure où beaucoup de personnalités s’agitent pour manifester leur indignation contre la pauvreté en Afrique en organisant des spectacles politico-humanitaires à la veille du sommet du G8 en Ecosse, cette information pourra peut être les intéresser ?


Myriam COLLADO
* Présidente de l’association ATOLLS
(Association TOuLouse Lomé Solidarité)
142, avenue de Castres
31500 TOULOUSE
FRANCE
atolls31@yahoo.fr



**Atolls est une petite association de solidarité internationale créée en 2003, dont l’objectif est l’aide au développement au Togo. Grâce à l’adhésion d’une quarantaine de membres, elle soutient des projets dans le domaine de l’éducation, l’agriculture, la prévention sida. Ainsi depuis sa création elle a aidé des écoles togolaises à s’équiper en matériel scolaire et à mettre en place des bibliothèques scolaires. Elle a contribué à la création d’un élevage comme activité génératrice de revenu auprès d’une communauté rurale togolaise.
Dans le domaine de la prévention contre le sida, elle envoie du matériel (préservatifs, affiches, documents d’information) pour appuyer l’organisation de campagnes de sensibilisation à la lutte contre le sida en milieu urbain et rural. En France, Atolls participe à l’éducation au développement en créant des outils d’animation destinés à sensibiliser les enfants de 8 à 11ans.


Posté par Webmestre le 17/12/2005 23:19:56 (2341 lectures)

Psychologues du Monde
Virginie Casenaz, Psychologue clinicienne
PROJET CAMBODGE

INTRODUCTION
Lors de mes précédents voyages au Cambodge, j’ai rencontré plusieurs volontaires d’ONG, qui m’ont fait part :
- d’une demande d’accompagnement et de soutien des acteurs de terrain par rapport à leurs actions
- et d’une prise de conscience des besoins d’écoute et d’accompagnement des personnes qu’ils prennent en charge.
De mes constatations et rencontres a émergé une volonté d’action pérenne dans ce pays, avec Psychologues du Monde.

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