(cet article est le 2ème du genre que je propose aux confrères intéressés par les méthodes intégrées en psychologie, sur ce site. Il consiste en une réflexion sur la rééquilibration des jeunes filles africaines (adolescentes enceintes et mères mineures) vulnérables en difficulté d'adaptation. Vous pouvez rentrer en possession de l'étude pour vos commentaires, critiques ou contribution, en écrivant à ajad225@yahoo.fr ).
Rôle du dos dans le développement de l’enfant
La position assise à califourchon sur le dos de la mère permet d’affermir le bassin et la colonne vertébrale du bébé, maintenu droit par le pagne.
Le bandage prépare les vertèbres à la position assise, dont l’apprentissage doit se faire pendant les trois premiers mois. De plus, la marche ou encore les mouvements effectués par la porteuse pendant les travaux ménagers constituent d’excellents exercices de massage ; les os se positionnent dans un schéma mécanique d’une physiologie idéale.
Le dos est également un parfait observatoire qui élargit le champ visuel de l’enfant qui peut ensuite comparer et enrichir ses connaissances spatiales et temporelles ; car sa tête se situe au même niveau ou au-dessus des éléments qui l’entourent. Cette position facilite donc l’observation directe.
L’autre fonction du dos est de coordonner les activités musculo-squelettiques du bébé qui prend l’habitude de grimper et de s’agripper ; car lorsque le bébé est sur le point de tomber, il s’accroche à sa mère. C’est ainsi que, grâce au portage au dos, l’enfant acquiert des compétences physiques et intellectuelles qui lui permettront de faciliter le transfert et l’acquisition de connaissances dans d’autres domaines, au cours de sa vie future. Il sera alors capable de réutiliser ces réflexes pour monter sur une chaise ou un tabouret, voire même sur un toit ou un arbre ; et s’il glisse, il saura s’agripper.
Par ailleurs, l’aspect économique du port au dos est déterminant pour la plupart des mères mineures ; car un pagne est beaucoup moins cher qu’un sac ou que le matériel servant au port en kangourou sur la poitrine.
Enfin, le port au dos est plus sécurisant car il préserve le bébé des chocs éventuels qui surviennent souvent pendant la marche ou la traversée des rues d’Abidjan, comme c’est le cas des mères portant leur enfant en drapeau.
BOLLY Jean KOUASSI, psychologue PDM
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